Les bloggueurs parlent de ce qu'ils veulent, à leur façon, à leur rythme,... C'est la règle. On peut toujours s'interroger sur cette effervescence autour de certaines actualités sans grand intérêt. Au delà ce petit jeu (si le trafic est suffisamment représentatif, pourquoi pas publier les résultats avec les sources principales du trafic généré), cela montre la facilité actuelle à berner Google, ou plutôt à le détourner. Avec finalement peu de moyens. On a souvent parlé au début du référencement des mots-clés, tags and co avec les moteurs traditionnels type Altavista.

L'arrivée de Google avec le référencement dit externe (analyse des liens pointant sur une destination pour mesurer la pertinence de cette dernière) a rendu difficile l'obtention systématique de bons résultats. Le ranking est dur à obtenir quand on n'en est plus maître!! Et puis les techniques ont du être adaptées ou tout simplement payantes (Ads Google). Avec les blogs, la prolifération de petits billets bourrés de liens, renvois et citations rend le moteur Google plus vulnérable, plus humain aussi. Ces Google Bombing, Google Juice et autres phénomènes que la blogosphère a contribué à développer remettent un peu la belle machine Google à sa place. La blogosphère revêt, de par sa constitution, un caractère inflationniste. Google, lui, risque plus l'inflammation. Il est encore loin d'être malade; mais on peut s'interroger sur la pertinence du principe de fonctionnement de Google dans un univers où le nombre de pages (et donc de liens) grandit aussi vite. Une variante du syndrome chinois pour Google?