Les anglais n'étant pas en reste dans ce vocabulaire "business", ils nous ont ensuite sorti l'offshoring, que l'on a traduit en "délocalisation". Le différentiel de salaire et la moindre législation permettent des économies substantielles. C'est la région Asie/pacifique qui a capté le gros du marché.
Exemple: Pour me vanger de Kevin, je suis aller offshorer en Thailande; là-bas, tu fourres toute la journée pour pas grand-chose.
La langue française a ici atteint ses limites. En effet, est venu très récemment le "nearshoring", ou la "délocalisation proche". Une usine française initialement délocalisée en Chine ou en Inde est finalement réinstallée plus près, au Maroc ou en Turquie pour avoir une meilleure proximité, des délais de transport raccourcis.
Exemple: Avec Kimi, c'était très bien mais tu comprends, le décalage horaire, les billets d'avion, les appels hors forfait... Au final, Fransesca à Rome avec Ryan Air, c'est quand même plus facile.
Coup de massue final pour notre manager francais monolingue: le "backshoring". Of course, on peut le traduire par "relocalisation". Le business avec les Anglais, ca donne vite le tournis. Ce retour au bercail, encore marginal ou alors partiel, illustre le décalage qu'il peut y avoir entre un business plan Excel et la réalité du terrain une fois l'activité pilotée à distance.
Exemple: Kimi, Fransesca, ca va un moment, mais j'ai plus une thune, alors forcément comme Virginie a une maison en Bretagne, ca m'arrange mieux pour cet été. En plus, je trouve qu'elle a maigri depuis la dernière fois, tu trouves pas?






par Juju
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1. E-manuel a écrit, le jeudi 22 juin 2006 à 22:58