Loin des super héros en collants de X-Men et consorts, les heros de Heroes sont des gens comme vous et moi avec un petit quelque chose en plus: Hiro peut coubre l'espace-temps, se téléporter, Claire est complètement indestructible même après avoir sauté 6 fois d'un pont de 25 metres, Nathan est l'homme volant tandis que son frère absorbe les pouvoirs des autres (Wow! un He-Rogue), Matt, policier à Los Angeles, sait lire dans les pensées et enfin Isaac Mendes, héroinomane accompli s'amuse à peindre le futur. Bien sur tout cela ne serait pas complet sans les méchants et dans toute histoire de super-héros qui se respecte, c'est souvent la qualité du méchant qui fait la qualité de la série.

Pour le coup, il y en a deux. Le premier n'est autre que le père de Claire qui appartient à une organisation secrète - dont on ne sait si elle est gouvernementale ou non - et son passe temps favori est de traquer les gens qui ont des super-pouvoirs. Accompagné d'un grand black qui lui sait neutraliser les pouvoirs des autres, son rôle n'est pas encore suffisament affirmé pour le rendre très intéressant. Wait and see.

HiroPar contre, Sylar, le n°0 des super héros est lui sévèrement bien travaillé, et me fait même pensé à Kevin Spacey dans Seven. Doté de pouvoirs télékinétiques, l'ami Sylar se permet quelques meurtres spectaculaires et complote même la fin bombesque de la grosse pomme. Heureusement qu'Isaac, notre peintre précognitif, est là pour prévoir le futur et réunir tout le monde pour lutter contre l'horrible menace qui pèse sur la planète...

Le comic Heroes

Les ficelles sur lesquelles est construite la sére ne sont pas nouvelles, et il y a fort à parier que la série avec ses nombreuses références "Fan-service" ne soit pas aussi grand public qu'un LOST. Pari étrange pour NBC après les difficultés de SURFACE. Reste qu'en visionnage intensif (6 épisodes hier soir), la série est plutôt plaisant et l'on a pas vraiment envie de s'arrêter: personnages dépeints à l'américaine mais attachants, construction sur des histoires multiples qui vont se rejoindre, bad guy bien sympathique et conspirations underground bien mieux construites que celles dans lesquelles s'enlisent le malheureux Prison Break.

Attendons donc encore quelques épisodes (on en est au 10) pour voir si le scénario monte en intensité et révèlera au grand public la série phare de 2007. Pour patienter entre deux épisodes, rendez-vous sur le site officiel, plutôt bien fourni.